Corpus... fantastique et merveilleux

Vathek
William Beckford (1786)
Garnier-Flammarion

“Le premier Enfer réellement atroce de la littérature”, disait Borges

L’Invention de Morel
Adolfo Bioy Casares (1940)
Traduit de l’espagnol par F. Rosset
Laffont

Longue nouvelle ou court roman ? En tout cas, une puissante utopie, édifiée sur les paradoxes de l’art et du temps.

L’Aleph
Jorge Luis Borges (1949)
Traduit de l’espagnol par Roger Caillois
L’Imaginaire-Gallimard

Le maître du fantastique “métaphysique”.

Manuscrit trouvé à Saragosse
Jan Potocki (1804)
Édition intégrale de René Radizzani
Corti

L’un des plus beaux romans fantastiques de toute l’histoire de la littérature. Ce récit savoureux du jeune Alphonse Van Worden, capitaine des Gardes wallonnes, mêle tous les genres, du roman picaresque au conte fantastique et philosophique en passant par le roman noir.

Les Mille et Une Nuits
entre le X
è et le XVIIè siècle
Traductions :
1 : A. Galland (1704-1717) Garnier et Garnier-Flammarion (3 vol.)
2 : Dr J.-C. Mardrus (1898-1904) Bouquins
3 : René R. Khawam (1986-1987) Phébus (4 vol.)

L’édition Galland est traduite dans une langue “très 18
è siècle”. L’édition Khawam est plus rigoureuse.
Personnellement je préfère l’édition Mardrus qui est plus proche de la richesse linguistique arabe, elle est basée sur l’édition égyptienne Boulak, et enrichie par des apports des éditions Mac Noghten et de celle de Breslau.
Pour les amateurs il existe aussi une édition partielle mais bilingue, chez Presses-Pocket. Elle ne comprends que trois histoires : Histoire du roi Chahriyâr et de son frère le roi Châhzamân ; Histoire du calife Hâroun El-rachîd et de Mohammad Alî fils de Alî le joaillier ; Histoire d’Abou Qîr et d’Abou Sîr.
Pour mémoire, les traductions anglaises de Payne et Burton, sont intégrale... mais expurgée.

Confessions d’un opiomane anglais
Thomas De Quincey (1822 et 1856)
Traduit de l’anglais par Pierre Leyris
L’Imaginaire-Gallimard

Quand l’opium permet de plonger dans la mémoire enfouie... visions redoutables, terreurs, mort en suspens...

Le Moine
Matthew Gregory Lewis (1796)
Traduit de l’anglais par L. de Wailly
Corti

Le vrai titre était Ambrosio ou le Moine.Viols, tortures, séduction diabolique, noirs souterrains, scènes de pure terreur. le mal absolu, sans rémission. Un sommet du genre.

La Couleur tombée du ciel
Howard Phillips Lovecraft (1927)
Traduit de l’américain par J. Papy
Denoël

Il transforme la Nouvelle-Angleterre en une terre hantée par la puissance maléfique des Grands Ancêtres.

Invitation au supplice
Vladimir Nabokov (1938)
Traduit du russe par J. Priel
Folio

Une drôle de prison enferme un drôle de prisonnier.

Isabelle d’Égypte
Achim von Arnim (1811)
Traduit de l’allemand par R. Guignard
Folio

Fantômes, golems, mandragores, énigmes, destins. Le bizarre et l’excès font bon ménage.

La Foire aux atrocités
James Graham Ballard (1970)
Traduit de l’anglais par F. Rivières
Lebovici

Des contes de peur, de violence et de nuit dans les décors triviaux des mondes urbains et suburbains d’aujourd’hui.

Cosmicomics
Italo Calvino (1973)
Traduit de l’italien par J. Thibaudeau
Points-Seuil

Toutes sortes d’histoires drolatiques fabriquées à partir de la simple mais étrange réunion de la science-fiction et de la préhistoire.

Histoire merveilleuse de Pierre Schlemihl
Adalbert von Chamisso (1814)
Traduit de l’allemand par A. Dietrich

Peter Schlemihl, c’est “l’homme qui a perdu son ombre” : un mythe littéraire à lui tout seul.

Façon de perdre
Julio Cortázar (1977)
Traduit de l’espagnol par Laure Guille-Bataillon
gallimard

Des destinées en miroir, des labyrinthes implantés dans le quotidien le plus banal.

Peter Ibbetson
George Du Maurier (1891)
Traduit de l’anglais par Raymond Queneau
L’Imaginaire-Gallimard

Un captif rêve, d’une femme aimée surtout, et sa rêverie prend les dimensions d’une autre vie. Très bizarre.

L'Émir du Soleil inca
Ibn Labdir Youssef (1816)
traduit par Dominique Eril
Albin Michel

Récit poétique des mémorables pérégrinations andines d’un émir à la recherche des mystères du Soleil. Les mirages de l’Arabie vont peu à peu se confondre avec l’or perdu des Incas...

Soleil des loups
André Pieyre de Mandiargues (1951)
Laffont

Une langue d’orfèvre qui s’entend à créer des atmosphères tendues, inquiétantes cruelles. D’un érotisme raffiné.

Malpertuis
Jean ray (1943)
J’ai lu

Les univers maléfiques et parallèles du prolixe Jean ray se retrouvent, parfaitement bien orchestrés, dans cette histoire d’une demeure maléfique.

Le Château d’Otrante
Horace Walpole (1765)
Traduit de l’anglais par D. Corticchiatto
Corti

C’est Walpole qui a lancé la mode du roman noir “gothique”, avec ses châteaux, souterrains, ruines, crimes, femmes enchaînées, puissances démoniaques...